Guy Vidal, ancien de Hoche (1934-1946), fait don à l’Association d’un bulletin scolaire de l’élève de troisième Nicolau, interne au Collège Royal de Versailles (collège Hoche) – 1er trimestre 1829



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Guy Vidal, ancien de Hoche (1934-1946), fait don à l’Association d’un bulletin scolaire de l’élève de troisième Nicolau, interne au Collège Royal de Versailles (collège Hoche) – 1er trimestre 1829




Des élèves attendent le début du cours d’histoire géographie de M. Volatron.
De gauche à droite : Pierre-Jean Franchi (1977), Bernard Augonnet qui fera une importante carrière de magistrat, Philippe Cubaud (1973-1977), Amine Ferkhadi, Pascal Arnoux (1972-1977).
Merci à Philippe Cubaud pour cette rare photo de la vie dans le lycée.
Eric Tong Cuong, ancien de Hoche (bac en 1979), créateur et dirigeant de l’agence indépendante de communication « La Chose », est revenu au lycée le 5 octobre 2016 pour nous raconter son métier de publicitaire. Nous avons pu découvrir et partager son expérience, à travers un exposé passionnant, illustré par certains de ses films publicitaires, particulièrement créatifs.
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Dans les années 50 entre la place Hoche où je suis né et le lycée, on n’était malheureusement pas vraiment poussés par nos familles vers les disciplines sportives ou artistiques.
Ma pratique sportive se résumait à la gym à Hoche ou aux parties de balle aux prisonniers pendant les sorties scoutes, c’est dire…
Mai 81, mon fils Kevin n’a pas un an et pas par peur des rouges mais juste envie de campagne, on emménage dans une maison à Houdan.
Là c’est idéal pour éviter au fiston la frustration que j’ai pu avoir, en lui faisant découvrir une palette de sports dont principalement judo, tennis et …équitation.
Très vite c’est le cheval qui prend le dessus et devient central avec les encouragements de sa monitrice.
Il passe de plus en plus de temps au petit club hippique local où on lui trouve des qualités certaines qui dépassent le simple amour du cheval du début pour la découverte d’une discipline et bientôt d’un art. Le petit gars appliqué exprime vite l’intention de faire du saut d’obstacles, peut-être pas encore sa vie, mais son sport.
Il faut trouver un encadrement de plus haut niveau et la mère de Kevin se souvenant d’avoir pratiqué chez les Delaveau, le voilà de plus en plus souvent en stage dans cette écurie de Beaumont-le-Roger dans l’Eure où il peut étancher sa soif de progresser et poursuivre son apprentissage coaché par Denise Delaveau. Patrice, le fils ainé, devient son modèle, il le retrouvera plus tard en équipe de France et maintenant au haras de la Forge dans l’équipe HDC de ses actuels propriétaires.
Il écume les concours locaux puis régionaux et nationaux, les barres sont de plus en plus hautes et en 1995 il devient champion de France junior. C’est Pierre Durand, dernier champion olympique en individuel, alors président de la Fédération d’Equitation, qui lui remet sa médaille. Pierre est une référence et j’irai à plusieurs reprises le consulter sur l’avenir de Kevin, il me rassurera comme il peut sur les chances de Kevin de faire carrière dans ce milieu fermé et compliqué, me confirmant ses prédispositions. Le bac passé, Kevin devient de fait assez rapidement pro en allant travailler pour les cavaliers français du circuit comme pour des marchands de chevaux. Il monte et forme toutes sortes de chevaux aux quatre coins de l’Europe, les barres en concours sont maintenant à 1 mètre 40 puis 1,50 et 1,60, on atteint le top niveau, les coupes s’accumulent et en 2009 à Windsor il décroche de belle manière le titre de champion d’Europe avec Kraque Boom.
Depuis c’est la vie de nomade, 50 weekends par an en déplacement avec ses chevaux au gré des étapes du circuit du haut niveau international et des coupes des nations ; me voici rassuré par sa progression dans le classement mondial ; sa réussite et son indépendance dans la voie qu’il a choisie me comblent, quoi de plus souhaitable pour ses enfants que de vivre de sa passion?
Depuis des années dans le top 10 du classement mondial avec une durée record en numéro 1, il affectionne particulièrement les championnats et la vie d’équipe, l’apothéose en étant bien sûr les Jeux Olympiques.
Rio 2016 : deuxième olympiade pour Kevin avec une belle équipe qui espère bien faire oublier les contre performances de Londres. Nos champions sont pleins d’espoir et gonflés à bloc pour l’épreuve suprême, mais plus d’une douzaine d’équipes le sont aussi, favorites et ambitieuses, de niveau équivalent. Il faut prendre en compte en plus cet aléa si particulier résultant de l’imprévisibilité du couple homme-cheval et cette alchimie qui participe d’ailleurs à l’intérêt unique de ce sport.
La semaine commence mal avec blessures et forfaits mais ces déboires finalement souderont l’équipe et la doperont. Les épreuves se succèdent et au final on se prend à y croire devant les retransmissions d’Equidia et aussi, pour une fois merci, sur France TV.
Les sans-fautes s’enchainent et finalement la magie du sport opère, le podium est en vue et même l’OR ! On rêve ou quoi ?!
Je vois l’équipe exploser, mon fils habituellement réservé, sauter de joie et embrasser sa DTN, on exulte, c’est tellement bon pour eux, pour nous et pour ce sport dont l’aura va enfin dépasser le cercle des connaisseurs. Il m’appelle tout de suite, avant même la remise des médailles ; le téléphone finalement c’est pas mal dans certains cas, même l’émotion passe bien ; quel bonheur partagé, avec les proches et bien au-delà.
C’est énorme, on mesure, dans ces occasions rares, à travers les marques de sympathies diverses et parfois de la part de connaissances éloignées, le pouvoir des medias bien sur mais aussi la puissance inouïe de l’olympisme.

Plus que fier bien sûr de l’exploit du fiston, un peu gêné par les félicitations que je ne mérite malheureusement pas, j’ai fini par les accepter avec plaisir, me disant après tout que c’est ma médaille par procuration…
Aéroport CdG le 21 août on est là pour accueillir en fanfare nos héros, on attend on chante on crie ; les voici enfin, embrassades, émotion et joie collective. Sur le chemin du salon où la fédé a organisé une petite réception d’accueil, Kevin est déjà dans l’après ; il me parle des prochains concours, de lui donner un coup demain sur la recherche de sponsors à chaud, bref la vie continue et de mon côté je me prends même à rêver de Tokyo et même de 2024 … à Versailles !
André STAUT, ancien de Hoche (1951 – 1967), administrateur adjoint de l’Association des Anciens Elèves

Olivier Mazières (promo 1976) nous propose certaines de ses œuvres en 2016.
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Une autre histoire, un peu ancienne puisqu’elle remonte à 1991… Celle de mon fils A. qui n’était pas élève à Hoche. Il était un peu cancre, pas bête, plein de bonne volonté mais légèrement paresseux. Il se trouvait en terminale dans un établissement privé versaillais, bien estimable, mais dont le niveau, il faut le dire, n’était pas très haut. Mon fils était en terminale S, non pas qu’il ait été brillant en maths et physique, mais il était complètement nul dans toutes les autres matières…
Vient le bac ! Résultat : 6,3 / 20. Sans appel. Que faire? Le laisser redoubler dans cet établissement pour espérer 7,5 / 20 l’année suivante?
Mon épouse, peu familière des lycées de la ville, a alors une idée originale et surprenante : si nous demandions à Hoche de le prendre? Je tombe à la renverse, ancien élève pendant dix ans, je n’aurais jamais osé y penser. Mais faute d’autre solution, essayons !
Dans un cas délicat comme celui-ci il vaut mieux écrire plutôt que déranger une personne au téléphone et risquer de l’incommoder. J’écris donc au proviseur, Monsieur Mosser, que je connaissais un peu, étant représentant des parents d’élèves au conseil d’administration de l’établissement (un autre de mes enfants y était élève). Sur le thème : « Monsieur le proviseur, nous admirons votre remarquable établissement qui envoie chaque année vingt-cinq élèves à HEC et autant à l’X. Serait-il aussi capable de faire quelque chose dans un autre registre : prendre un élève en perdition et lui faire passer ce bac qui lui est nécessaire ? Ensuite il ne vous demandera plus rien ayant une voie déjà ouverte ailleurs mais il lui faut passer ce cap ».
Pas de réponse. Puis un soir vers 18 h mon épouse m’appelle au bureau : le proviseur vient de convoquer A. immédiatement. Je me précipite au lycée, vais droit au bureau du proviseur qu’heureusement je savais situer. Le lieu est assez impressionnant, même pour un ancien élève… vaste pièce, mobilier national, proviseur trônant et expliquant au petit élève tassé sur sa chaise qu’il était nul.
– Monsieur le proviseur, hélas nous savons, mais que pourrions-nous envisager dans un sens positif ?
– Qu’il travaille beaucoup cet été pour rattraper une partie de son retard et nous en reparlerons à la rentrée.
La rentrée, rien. A. n’est sur aucune liste de classe. Devant l’urgence, j’ose cette fois téléphoner :
– Monsieur le Proviseur, qu’en est-il ?
– Je veux bien le prendre s’il s’engage à avoir toute l’année la moyenne dans toutes les matières.
– Impossible dit A., je ne peux pas m’engager à ce niveau.
– Bon, qu’alors il s’engage à travailler dans toutes les matières sans rien négliger
Il a passé la pire année de sa vie. Il n’était pas au niveau et a dû faire un effort considérable. Plusieurs professeurs ont été conscients de son cas et l’ont soutenus.
Il a obtenu le bac avec juste ce qu’il fallait de points, pas un de plus, mais il l’a eu. Il est entré dans une école d’ingénieurs à prépa intégrée, en est sorti diplômé et dirige maintenant une entreprise de services informatiques.
J’ai encore écrit au proviseur, sur le thème « bravo et merci ». De fait, il y a d’autres établissements d’excellence, à Versailles en particulier. Je pense qu’ils n’auraient pas su s’intéresser à un cas difficile mais qui en définitive n’était pas désespéré. Ce type de réussite est aussi à porter au crédit de notre Lycée.
Jean-François Leblond (1964)
Si vous êtes intéressé, contactez directement Michel LEGER : michel.leger@bdo.fr