Les Anciens au concours d’éloquence 2015 du lycée Hoche

Pour la huitième année, le lycée Hoche a organisé un concours d’éloquence ouvert à tous les élèves des classes de première et terminale de l’établissement, ainsi qu’aux étudiants de 1ère année de classe préparatoire. Les 10 finalistes sélectionnés ont concouru devant un jury lors de la finale qui a eu lieu le jeudi 4 juin 2015 à l’amphithéâtre du lycée.

Le concours d’éloquence a lieu depuis 2007. Il a été créé par Mme Beauthier, Mme de Lisle et M. Le Grandic. Il se déroule en trois étapes :

  • Des épreuves éliminatoires comprenant entre 40 et 60 candidats (élèves de première et de terminale, étudiants de CPGE première année, scientifique et commerciale). Les candidats traitent le sujet de leur choix.
  • Des demi-finales (retenant la moitié des candidats de l’étape précédente). Les candidats traitent un sujet se composant d’un seul terme.
  • La finale en juin (avec la moitié des demi-finalistes). Une citation leur est proposée.

Après une année d’interruption en 2013, le concours a repris en 2014 avec une nouvelle équipe.

Il y a eu cette année dix finalistes : six lycéens et quatre étudiants de CPGE 1ère année, avec un 1er et 2nd prix aux lycéens, et un 1er et 2nd prix aux étudiants de CPGE. Les candidats sont passés successivement par deux sur le même sujet (une citation). Au total, 3 citations ont été traitées par les lycéens et deux par les prépas. Leur prestation a duré 10 minutes maximum. Les critères d’évaluation sont :

  • L’éloquence : la diction, la qualité de l’expression, la force de persuasion.
  • Le contenu du discours : sa pertinence et sa cohérence.

La répartition des sujets entre finalistes était la suivante, pour la catégorie « lycée » :

  • Pierre Mordant (1ère) et Axelle Raingeard (T) : « Il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent »
  • Béatrice Beaupère (1ère) et Oussama Haned (T) : « Ne pas rire, ne pas pleurer, mais comprendre ».
  • Blanche Hausermann (1ère) et Thomas Jourdain (T) : «A vaincre sans péril on triomphe sans gloire ».

Et dans la catégorie « Classes préparatoires » :

  • Hubert Beroche et Julien Doutre : « Un grand obstacle au bonheur, c’est de s’attendre à un trop grand bonheur »
  • Marc Ganet et Augustin Thomas : « Quand nous sommes heureux, nous sommes toujours bons, quand nous sommes bons, nous ne sommes pas toujours heureux ».

    Les vainqueurs de la catégorie « lycée » ont été :

    • Premier prix : Béatrice Beaupère
    • Second prix : Oussama Haned

      Et deux de la catégorie classes préparatoires :

      • Premier prix : Hubert Beroche
      • Second prix : Julien Doutre

        Grand merci à l’équipe d’organisation du lycée, composée de:

        • Sylvie Capella, Conseillère Principale d’Education des classes préparatoires
        • Bruno Dourrieu, professeur de sciences économiques et sociales au lycée
        • Marie-Hélène Jacquemin de La Touvière, professeur de lettres classiques au lycée
        • Catherine Lecarpentier, professeur d’anglais au lycée
        • Eric Le Grandic, professeur de lettres en classes préparatoires

        Une visite à Marcel Conche, « star de la philo »

        marcel-conche-philosophie-hoche

        Photo extraite du magazine « Le Point » illustrant un article sur Marcel Conche ,
        à l’occasion de la sortie de son livre « Epicure en Corrèze » (éd. Stock).

        Ce vendredi 8 mai 2015, nous avons rendu visite à Monsieur Marcel Conche qui fut notre professeur de philosophie en Math. Elem. (actuellement Terminale S), année scolaire 1962-1963, à l’initiative de Daniel qui avait renoué contact avec le Maître ces derniers mois.

        Nous sommes donc allés à Altillac, Corrèze, village d’origine de Monsieur Conche où il s’est retiré – j’allais dire à l’issue d’une carrière brillante mais ce serait inexact car s’il en a terminé avec l’enseignement universitaire il poursuit une activité soutenue dans l’ordre de la recherche et de la réflexion philosophique. Marcel Conche est reconnu comme un des phares de la philosophie actuelle, la « nouvelle star de la philo » comme titrait Le Point dans un article récent.

        Nous avons été accueillis avec une grande bienveillance. Il faut considérer la différence de niveau entre un grand professeur et deux ex-élèves de terminale qui ont ensuite fait carrière dans des domaines beaucoup moins éthérés. Monsieur Conche ne s’est pas appesanti sur cet écart et au contraire a accepté de tenir une longue conversation, près de quatre heures de ce qu’il a bien voulu qualifier « d’échange intellectuel intéressant et qu’il aurait souhaité plus long ». Professeur éminent, et hôte qui se montre très attentionné à l’égard de ses visiteurs.

        Intéressante, la conversation le fut pour nous au plus haut point. Je ne la retracerai pas, il y faudrait des pages. Ce fut un retour sur les fondamentaux de la philosophie et de sujet en sujet

        Monsieur Conche a stimulé notre réflexion, nous (re-)donnant une brillante démonstration de ce qu’est un Maître.

        Marcel Conche entretient un commerce constant avec les philosophes grecs, qu’il lit bien entendu dans le texte (tout comme il continue naturellement de fréquenter Heidegger en allemand…). Il se réclame en particulier d’Epicure ; je l’ai un peu poussé sur la question en lui présentant deux pots de confiture que mon épouse avait préparés à son intention. Il nous a déclaré qu’en tant qu’épicurien il n’aurait pas passé du temps à les préparer mais puisque l’occasion lui était offerte il ne les dédaignait pas du tout. C’étaient les travaux pratiques…

        Ce fut un retour sur la chance que nous avons eue de recevoir au Lycée l’enseignement de professeurs de ce niveau, Marcel Conche et d’autres dans bien des disciplines, et le regret tardif de ne l’avoir peut-être pas complètement compris à cette époque où nous étions encore bien jeunes; mais la marque de leur enseignement nous reste très présente plus d’un demi-siècle plus tard. A Monsieur Conche, nous avons aussi rappelé des souvenirs très précis que nous avons gardés de tel ou tel de ses cours, où l’acuité de sa pensée n’empêchait pas l’exercice, derrière une apparence volontiers sévère, d’un humour à froid décapant – que nous avons eu le plaisir de retrouver chez lui lors de cette visite.

        En réponse au salut que nous lui avons apporté de la part des Anciens de Hoche, il nous a demandé de leur transmettre le sien; nous le faisons ici.

        Daniel Debomy (1955-1966)
        Jean-François Leblond (1956-1966)

        Dialogues à Fables revient à Versailles à partir de mai 2015

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        Dialogue à Fables est une mise en scène imaginée par Valentin Martinie (2005) autour de fables classiques et contemporaines et qu’il a représentée une cinquantaine de fois à Paris depuis juin 2014.

        La compagnie affable jouera tous les vendredis à 20h30 à la Royale Factory, 2 rue Jean Houdon 78000 Versailles du 8 mai au 5 juin 2015. Avis à tous les anciens de Hoche, à tous les Versaillais, à tous les internautes qui veulent découvrir cette pièce.

        Télécharger le dossier de presse

        14-18 au lycée Hoche : élèves et blessés réunis

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        Du 14 avril au 15 décembre 2015
        Musée du lycée Hoche de Versailles

        En août 1914, le lycée Hoche est partiellement réquisitionné pour recevoir des blessés de guerre.
        Le « petit lycée », bâtiment aujourd’hui disparu, devient l’hôpital auxiliaire n° 114 et va accueillir près de 4000 malades et blessés, arrivant de la Marne, de Verdun et de tous les fronts. Il est l’un des « satellites » de l’hôpital militaire Dominique Larrey qui a autorité sur 14 formations sanitaires dans Versailles.

        Pendant ce temps, au « grand lycée », dont nombre d’enseignants et d’élèves sont mobilisés, la vie scolaire se poursuit dans les bâtiments du Couvent. Elle connaît des nouveautés, avec l’arrivée de lycéens belges et serbes, ou les activités agricoles. Mais elle est perturbée par les restrictions, les deuils, les tragédies et subit les événements de l’Histoire.
        L’exposition se propose, d’une part, de faire revivre au visiteur les combats que nos anciens élèves ou professeurs ont vécus, qu’ils soient saint-cyriens ou simples mobilisés, grâce à des panneaux explicatifs et à de nombreux objets exposés sous vitrines : armes, pièces d’uniformes, figurines, lettres, cartes, photos, etc.

        L’exposition présente, d’autre part, à l’aide de nombreux objets et documents d’époque, l’aspect sanitaire du lieu, l’installation des blessés au « petit lycée » ainsi que les traitements pratiqués par des médecins assistés par les infirmières de la Croix rouge.

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        Retrouvez le programme détaillé sur www.amismuseehoche.fr