Jacques Chirac, ancien de Hoche

Jacques Chirac jeune (Sipa)

Dans l’émotion nationale qu’a provoquée le décès de Jacques Chirac le 26 septembre 2019 est remontée l’évocation d’une courte période de sa vie: son passage au lycée Hoche.

Reportons-nous à ce que Jacques Chirac dit lui-même dans ses mémoires : il est entré au lycée Hoche à Saint-Cloud, ville où ses parents s’étaient provisoirement installés en 1945, à leur retour en région parisienne. Il s’agissait de l’annexe de Saint-Cloud, devenue aujourd’hui l’un des sites du lycée Alexandre-Dumas. Chirac précise qu’il s’en fit exclure en raison de tirs de boulettes de papier sur son professeur de géographie. L’année suivante, la famille s’installe à Paris et le futur président rejoint le lycée Carnot. D’après ses mémoires, c’est là qu’il passe son baccalauréat, qu’il obtient avec mention assez bien en 1950. Le court passage au lycée Carnot dont parlent certaines gazettes aura donc durée 4 ans. Et que dire du cours Hattemer, que mentionne le Figaro.fr ?

Il paraît établi qu’il passe quelque temps en Maths Sup au lycée Louis-le-Grand, où son père l’a inscrit. Heureusement pour sa propre carrière, il finit par rejoindre Sciences Po plutôt que de préparer Polytechnique.

Le bref passage à l’annexe de Saint-Cloud confère à Jacques Chirac la pleine et entière qualité d’Anciens de Hoche, et c’est pourquoi nous nous associons pleinement à l’hommage national rendu à cette personnalité hors du commun.

L’eau de Versailles au lycée

Du 23 septembre 2019 au 18 décembre 2020
Musée du lycée Hoche
Versailles

Histoires d’eau

L’eau et Versailles du 17e au 19e siècle.

www.amismuseehoche.fr

Ouvert aux individuels hors jours fériés et vacances scolaires:
le mardi de 16h30 à 18h30 et le 1er samedi du mois du 10h00 à 13h00.
Sur demande pour les groupes.

L’entrée est gratuite mais l’inscription est obligatoire.

Le musée se trouve au portail d’entrée du lycée, 73 avenue de Saint-Cloud, 78000 Versailles.

Courriel.

L’eau est une molécule aux propriétés singulières que cette exposition ex-plore à travers diverses approches. Ce sont ainsi autant d’ « histoires » qui nous sont racontées :

• l’eau à Versailles, de Louis XIV à nos jours
• les différents états de l’eau et les particularités remarquables qu’ils présentent
• l’exploitation des propriétés physiques de l’eau par l’homme, de l’Égypte ancienne à la révolution industrielle
• les rapports étroits de l’eau avec le vivant : l’eau élément indispensable du milieu de vie, l’eau constituant majeur des organismes
• l’eau et le Globe : atmosphère, océans, nappes souterraines, cycle de l’eau et climat
• l’eau dans la vie quotidienne : potabilité, consommation, épuration, applications
• les enjeux économiques de l’eau
• l’eau et les loisirs.

Les Anciens au forum des Associations de Versailles 2019

Stand des Anciens de Hoche au forum des Associations.

Les Anciens ont tenu un stand au forum des Associations de Versailles. Autour du stand égayé des affiches de nos conférences, nos deux vice-présidents, Nadi Bou-Hanna et Pierre Havet, répondent aux questions des visiteurs, recherchent les anciens dans notre annuaire, présentent un échantillon de notre collection de photos, et prennent les coordonnées d’anciens que nous avions perdus de vue.

De nombreux Anciens, parents d’élèves et d’anciens élèves, professeurs et anciens professeurs, sans oublier M. Seguin, proviseur, sont venus nous rendre visite. Nous avons pu ainsi mieux faire connaître l’association et ses activités.

Nous avons eu également de fructueux échanges avec les responsables des autres associations des lycées de Versailles, avec lesquelles certains services communs sont envisagés.

François de Mazières et Sylvie Piganeau
François de Mazières et Sylvie Piganeau

Deux illustres Anciens nous ont fait l’honneur de leur visite: François de Mazières, maire de Versailles, et Sylvie Piganeau, maire-adjoint, responsable des Associations.

Nous donnons aux Versaillais qui n’ont pu nous voir rendez-vous au prochain forum des associations !

Mystère de la fragilité – Isabelle Mordant

« Comment offrir à son enfant la meilleure vie possible ? ».

C’est à cette interrogation qu’Isabelle Mordant entend répondre dans son ouvrage « Mystère de la fragilité » (Éditions du Cerf).

À 25 ans, Isabelle Mordant devient mère de Thomas, son premier enfant. Ce qui devait constituer un bonheur immense, avec son mari Paul, se transforme en épreuve. En effet, peu après la naissance de leur fils, ils observent, impuissants, la souffrance et les cris de ce dernier du fait de nombreuses fractures dont la cause est inexpliquée. Sollicité, le corps médical est incapable, dans un premier temps, de mettre des mots sur le mal qui ronge Thomas sinon pour porter à l’encontre des parents une accusation infondée, celle de la maltraitance.

La réalité, connue plus de douze ans après les faits, est tout autre et s’explique par une forme récessive de fragilité osseuse qui a pour conséquence, en l’espèce, une forte dépendance physique de Thomas obligeant à un accompagnement de chaque instant créant de fait une situation de lourd handicap.

Loin d’être misérabiliste, cet ouvrage narre l’histoire pleine d’espoir d’une mère fière de son enfant. Il y est finement dépeint la lutte incessante d’un particulier contre une administration dont les décisions semblent parfois irréelles, et d’un corps médical et professoral ne sachant toujours apporter des solutions prenant en compte la différence, en général, et le handicap, en particulier. De fait, outre ses proches, ce sont des individus, à l’instar de certains médecins et enseignants qui contribueront à ce que Thomas, doué de capacités intellectuelles exceptionnelles, fasse non seulement des études qui plus est longues, mais aussi intègre une classe préparatoire, le lycée Hoche, avant d’entrer à l’École normale supérieure, et ce, dès l’âge de seize ans.

Si le livre offre le portrait d’un garçon joyeux et équilibré, c’est aussi grâce à ses parents que Thomas dispose de la meilleure vie possible. Cette vie, Isabelle Mordant la définit ainsi :

« Il me reste une liberté : la façon dont j’affronte la réalité. Je ne peux éviter les fractures de Thomas, mais je peux choisir de tout faire, par mon attitude et par mes gestes, pour l’aider à surmonter la douleur. Je ne peux le guérir de son handicap, mais je peux agir pour qu’il puisse mener la belle vie qu’il désire et pour lui donner toutes ses chances d’être heureux. Cette liberté peut sembler dérisoire, mais à moi, elle paraît immense. Et la responsabilité qui l’accompagne n’est pas moindre. En faire usage est un exercice d’équilibre périlleux. Tous les jours, c’est un combat. Il y a quelques grandes victoires, exaltantes, dignement fêtées, et aussi une multitude de petites chutes. Chaque jour, la vie de Thomas, sa dépendance, ses souffrances, et sa joie, son appétit de vivre, sa très grande force morale, ébranlent mes certitudes, ma conception du monde et de la vie. Il n’y a pas de place pour le confort, pour l’habitude, pour le repos. Cette aventure que nous vivons avec Thomas est bien loin de se limiter aux contraintes, aux soucis et aux malheurs. Bien plus profondément, c’est une aventure spirituelle et philosophique. »

Sols convoités, agriculture et alimentation en danger! Quelles solutions en Île de France pour nourrir la planète durablement

Cette conférence organisée le 28 mai 2019 par Alexis Grange, élève en BCPST, rendait compte de quelques projets en Île de France prenant en compte les contraintes de développement durable.

Thèmes abordés:

  • Quel avenir pour les terres d’Ile-de-France?
  • Quelles perspectives pour l’agriculture et l’alimentation de demain?
  • Comment mettre en valeur une agriculture et une alimentation locales?
  • Des solutions pour nourrir la planète durablement.

La conférence rassemblait:

  • Elise Simon, ingénieure agronome, chef du service Économie et Filières de la Chambre d’Agriculture d’Île-de-France,
  • David Montagne, maître de conférences à AgroParisTech en science du sol,
  • Alexandre Rueche, agriculteur céréalier, ancien Président du Syndicat agricole des Jeunes Agriculteurs d’Île-de-France,
  • Léna Girard, chargée du développement d’une monnaie locale à Paris.

De nombreux participants ont posé des questions aux intervenants.

Les vidéos de la conférence sont regroupées sur la liste Agriculture et alimentation: solutions en Île de France de notre chaîne Youtube.

Amélie de Montchalin nommée secrétaire d’Etat

Amélie de Montchanin en 2017

Le remaniement ministériel du 31 mars 2019 a fait entrer trois nouvelles personnalités au gouvernement. Mais qui de la génération 2003 a reconnu Amélie de Montchalin comme une ancienne camarade de lycée ?

C’est sous le nom d’Amélie Bommier que la secrétaire d’Etat aux affaires européennes a fréquenté le lycée Hoche entre 2000 et 2003. Elle passe à Ginette et entre à HEC en 2005. Sa carrière commence chez BNP Paribas et Axa. Après un diplôme en administration des affaires de la Harvard Kennedy School en 2014, elle est directrice de la prospective et du suivi des politiques publiques pour Axa.

Parallèlement à sa carrière professionnelle, elle s’engage en politique auprès de Valérie Pécresse, qu’elle accompagne au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche à partir de 2007. Elle participe ensuite à la conception du programme d’Alain Juppé. Elle rejoint le mouvement En marche avant la dernière élection présidentielle. Aux législatives de 2017, elle gagne la 6e circonscription de l’Essonne.

Le Conseil d’administration et tous les Anciens lui souhaitent de réussir dans sa nouvelle mission.

Assemblée générale 2019: une nouvelle stratégie

Louis-Aimé de Fouquières

Un après son élection, Louis-Aimé de Fouquières explicite les orientations de l’association.

L’assemblée générale des Anciens de Hoche s’est tenue le 23 mars 2019 au lycée. Le rapport moral, voté à l’unanimité, a rappelé, avant tout, les valeurs de l’association: la solidarité entre anciens et les rencontres. Par la suite, la nouvelle stratégie a été présentée afin de redynamiser le nombre d’adhésions qui tourne aujourd’hui autour de 300 par an :

  • abaisser le montant de la cotisation annuelle, de cinquante à vingt euros ;
  • mettre en place une adhésion décennale pour ceux qui le souhaitent ;
  • proposer une adhésion gratuite aux jeunes anciens, jusqu’à l’âge de 25 ans ;
  • favoriser les dons en insistant sur la possibilité de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu de 66 % ;
  • promouvoir le versement en ligne plutôt que le paiement par chèque ;
  • publier l’annuaire papier tous les cinq ans plutôt que tous les ans ;
  • développer un yearbook pour chaque promotion sortante.

Il a aussi été souligné la forte mobilisation des anciens à des évènements marquants comme le centenaire de l’Armistice ou l’organisation d’une cérémonie dans la chapelle de l’école à la mémoire d’Annie Mauras, ancienne professeur d’histoire et géographie économiques en prépa HEC auquel de très nombreux membres de l’association ont participé. 

8 mandats d’administrateurs sont arrivés à échéance, et 1 administratrice, Adeline Leroy, élue l’an passé, a souhaité démissionner. C’est donc 9 membres que l’Assemblée a élus. Un nouvel administrateur, Benoît Leboucher, fait son entrée au conseil au poste de secrétaire trésorier, en remplacement de Geoffroy Hüe, que le président remercie de son dévouement discret mais efficace.

Le bureau issu de ce nouveau conseil n’est que légèrement modifié: Louis-Aimé de Fouquières président, Pierre Havet et Nadi Bou-Hanna vice-présidents, Benoît Leboucher nouveau secrétaire-trésorier, Pierre de La Touche secrétaire adjoint et Jean Fragnier censeur.

Enfin, Christine Dalloubeix, présidente du bureau de l’association des amis du musée historique du lycée Hoche a présenté les nouveaux projets en place cette année: outre de nouvelles collaborations avec la Société Astronomique de France (SAF), les Amis de Versailles et l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines avec l’accueil d’un colloque, en octobre 2018, d’un groupe de diverses nationalités, le musée participera aux Journées du Patrimoine en septembre prochain. Par ailleurs, une exposition sur l’eau, qui se tiendra dans les prochaines semaines, figure au programme du musée.

Cette Assemblée Générale a aussi été l’occasion de permettre aux membres de l’association de visiter le lycée et le musée. Florian Audouin, professeur de sciences physiques, et Louis-Aimé de Fouquières servant de guides.

L’Assemblée a été suivie du traditionnel et copieux banquet prévu par les Statuts, dans la salle à manger du lycée, en présence du proviseur de l’établissement, Guy Seguin, de Sylvie Capella, responsable de la vie scolaire des classes préparatoires, et de Vincent Multrier et Robert Voisin, représentants les anciens professeurs.

Pierre de La Touche